Gautier de Sartiges - 1300 A.D.

 

Parmi les legs que reçu l'église de Sourniac  à diverses époques, les plus anciens sont ceux que firent Gautier de Sartiges, chevalier, et Hugues son fils, antérieurement au 23 septembre 1303, date d’une transaction passée entre le Recteur de ladite église et Bertrand de Sartiges, en présence de l’évêque de Clermont (Archives de Sourniac).

 

Escros est un petit village au nord et très près du chef-lieu. Il dépendait de la censive de Sartiges, ainsi que le constatent plusieurs actes de féodalité, tel que l’hommage rendu par Gautier, Geraud et Rigaud de Sartiges, frères, à Rigaud de Montclar en 1262.

 

Gautier de Sartiges, chevalier, se croisa en 1248, sous la bannière d’Alphonse de France. frère de Saint-Louis, et se trouvait avec ce prince à St-Jean-d’Acre, lorsque après le désastre de Mansoure, en 1250, il se vit contraint, avec trois de ses compagnons d’armes, de contracter un emprunt. L’acte qui constate ce fait, et en vertu duquel le nom et l’écu de Gautier de Sartiges figurent dans l’une des salles des croisades au palais de Versailles, a été traduit dans les termes suivants : " A tous ceux qui verront ces lettres soit connu que : Nous Gautier de Sartiges, Chatard de Montrognon, Ymbert de Mezet et Guillaume d’Usson, chevaliers, avons eu et reçu de Manfred de Coronato et Guittard Schaffe, citoyens et marchands de Gênes, cent soixante-dix livres tournois que très-illustre seigneur Alphonse, comte de Poitiers et de Toulouse nous a fait prêter sous sa garantie et au moyen de l’obligation que nous lui avons faite de nos biens. De laquelle quantité de deniers nous avons tenus quittes lesdits marchands, nous trouvant bien payés et satisfaits. Donné à Acre, sous le sceau de moi, Gautier de Sartiges, l’an du seigneur 1250, au mois de mai. (Noblesse de France aux Croisades, par Roger, 105, 326. - Armorial de salles des croisades de Versailles, édité par Gavard, seconde partie, p. 37.) ".

 

De retour en Auvergne, Gautier de Sartiges parut dans plusieurs actes avec Rigaud et Geraud de Sartiges, tous coseigneurs du lieu ; ils firent foi et hommage pour une partie de leur fief au seigneur de Montclar en 1262 ; transigèrent avec Bertrand de Marlat le 4 mars de la même année ; avec Pierre de Bilgeac, le 3 des nones de septembre 1275, et consentirent une vente au doyen du monastère de Mauriac, le 17 des calendes de septembre 1277. (Titre originaux. - Archives de Sourniac.)

 

Bertrand de Sartiges, chevalier du Temple, commandeur de Carlat, est fort connu dans l’histoire pour avoir soutenu l’innocence de son ordre, d’abord devant l’évêque de Clermont, et ensuite à Paris auprès de la commission d’enquête instituée par le pape Clément V, de 1310 à 1311. Il partagea cet honneur avec Guillaume de Chambonnet, autre chevalier d’Auvergne, commandeur de Blandeix en Combraille.

"Notes de M. Sartiges-D’Angles"


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