Eva Gauthier

(1885 - 1958)

 

Sir Wilfrid Laurier s'intéressa à l'éducation musicale d'Eva. Il lui fournit les facilités de cultiver ses dispositions pour le chant. Elle a commencé a chanter à l'âge de dix ans, et elle a beaucoup voyagé. L'hebdomadaire, " Le Droit" à Ottawa, ajoute que dans sa longue carrière elle a brisé de façons audacieuse des traditions de salles de concert. Ainsi fut-elle peut-être la première personne à chanter des airs de jazz dans un récital.

Cette canadienne mezzo-soprano étudia à Londres, Paris et Rome. Elle se fixa à New York après 1910, ou elle était connue pour son amour des compositeurs modernes comme Schoenberg et Bartók.

Eva Gauthier fait ses études à Ottawa, puis en Europe. En 1910, elle vit à Java et se taille rapidement une solide réputation de récitaliste dans tout le sud-est asiatique. Elle s’établit à New York en 1914, et ses concerts innovateurs lui valent le titre de grande prêtresse de l’art lyrique moderne. En 1923, elle fait sensation en chantant des mélodies américaines populaires accompagnée au piano par George Gershwin. Après avoir mis fin, en 1937, à une fructueuse carrière internationale, Eva Gauthier défendra la cause de la musique moderne jusqu’à sa mort.

Figure marquante de la première moitié du 20e siècle, Eva Gauthier (1885-1958) est certainement l’une des chanteuses les plus flamboyantes et les plus innovatrices de son temps. Grande passionnée de la musique de Poulenc, Milhaud, Debussy, Stravinsky et Ravel, elle est aussi, en Amérique, la première à faire connaître le jazz et la musique de type oriental. La légende raconte par ailleurs qu’elle serait à l’origine de la carrière de George Gershwin.

Après son retour à Londres d`un voyage à Dublin, John Francis McCormack (1884-1945) reçu une invitation de la cantatrice, Eva Gauthier, pour l`accompagner à une soirée à la résidence de Sir John Murray Scott. 

En 1910, Eva fut remplacée, à la tombé du rideau, dans le rôle de Mallika dans l'opéra "Lakme" au Covent Garden de Londres. Le rôle fut donné à une autre cantatrice parce que l`un de ses collègues disait que la voix de Gauthier était trop puissante. Cet incident a convaincu Gauthier à laisser l`opéra en faveur des concerts.

Également, c`est en 1923 que Eva Gauthier, avec George Gershwin au piano, introduit des chansons et des comédies musicales au Aeolian Hall. Des oeuvres de Gershwin, Kern, Berlin et Donaldson y étaient inclus. Ce concert causa tout un émoi parmi les cercles musicaux.

La vedette de son époque, Eva Gauthier, décida de monter un concert comprenant les oeuvres de Purcell, Schoenberg, Bartok et Hindemith avec certaines sélections de Berlin, Kern et Gershwin. George Gershwin a été choisi pour accompagner la cantatrice durant la partie sur les compositeurs américains. Il joua des pièces de Berlin et Kern avec perfection, mais pendant qu`il jouait une de ses propres pièces, "Stairway to Paradise", il y inséra une phrase du Scheherazade (Ewen 98) de Rimsky-Korsakov. Il fut émerveillé par l`accueil tumultueux que son improvisation reçue. Lorsque le chef d`orchestre Paul Whiteman lui demanda de composer des pièces sérieuses pour un concert de 1923, il déclina. Whiteman, impressionné par le talent de Gershwin, lui demanda de composer une pièce pour piano et orchestre. Le résultat fut "Rhapsody in Blue." Eva Gauthier introduit Charles Tomlinson Griffes à la musique orientale, ce qui l`impressionnait beaucoup. Il composa plusieurs chansons pour elle. 

Eva Gauthier, la dame aux cheveux bleu et aux chapeaux de satin, habitait un petit appartement dans l`hôtel Woodward sur la East fifty-third Avenue, avec un piano Knabe, des dizaines de boites de d`arrangements musicaux, et un petit pékinois des plus jappeurs. Madame Gauthier faisait quatre pieds-dix, avait une opinion basée sur l`expérience, toujours précise, et parfois précisément en erreur. Debussy lui enseigna Yniold en Pelleas et Melisande par cœur car elle ne pouvait lire la musique. Elle disait avoir eut une liaison avec Ravel et Gershwin, montrant ses programmes dédiés exclusivement aux deux hommes. Durant ces programmes, elle se changeait avec chaque groupe, portait des vêtements volumineux de Java, oû elle vécut pendant des années avec son époux, un importateur. Sa tendance au graphique ou à la gaucherie, amusait les jeunes qui venaient la voir après la guerre. à un jeune ténor après avoir chanté le “Prison” de Faure: "Souvenez-vous que ce poème fut écrit par Verlaine en prison pour avoir couper l`oreille de Van Gogh.” À un autre pour excuser ses hauts tons causés par un rhume: “Soyez heureux que cela ne vous arrive pendant vos menstruations, le sang coulant sur les planches.” 

Mais quel fantastique maîtresse, si par “maîtresse” on parle d`une qui sait transmettre son enthousiasme-qui amène à bête à l`eau et la laisse boire. L`enthousiasme de Gauthier visait l`intelligence de la musique, et même si elle ne pouvait la lire, elle pouvait en parler.

Ce que les étudiants cherchaient de Pierre Bernac à Paris et de Maggie Teyte à Londres—le répertoire Français de quelqu`un qui s`y connaissait—ils le trouvait de la canadienne Gauthier à New York, en plus de la littérature. Les chansons découvertes par Fairbank au début des années 40 étaient enseignées par elle à la fin de la décennie; en ce qui la concernait, ces chansons était un fait accompli, normal et aussi nécessaire que Schubert. Après sa mort, Jennie Tourel resta la dernière chanteuse à New York (le nombril du monde musical!) capable d`enseigner un répertoire Franco-american. 

Eva Gauthier racontait une expérience qu`elle eut à Paris en chantant Der Erlkönig au salon d`un ami. En chantant les cris d`un enfant, soudainement et sans avertissement, un chattons Siamois, une boule rousse, couru de la pièce joignante et lui sauta à la gorge y enfonçant ses griffes.

Des archives exhaustives de la musique de Eva Gauthier sont disponibles à la division de musique de la bibliothèque publique de New York. 

Il est intéressant de noter que pour le cinquante-troisième anniversaire de naissance de Ravel, le 7 mars 7, 1928, veille de son début au Carnegie Hall, son amie, la mezzo-soprano Eva Gauthier, organisant un souper en son honneur, lui demanda s`il avait une demande spéciale; Ravel dit qu`il aimerait rencontrer George Gershwin. Durant la soirée, Gershwin a vraiment impressionné Ravel avec une performance impromptue de "Rhapsody in Blue" et "The Man I Love." Apparemment, Ravel avait un tel respect pour le talent naturel de Gershwin pour la mélodie qu'il lui demanda d'étudier sous lui. Ce que Gershwin refusa disant: "Mieux vaut écrire du bon Gershwin que du mauvais Ravel, c`est ce qui arriverait si vous étudiez sous moi." Leur admiration mutuelle fut curieusement reflétée par les circonstances de leur morts, à cinq mois d`intervalle moins de dix ans plus tard. En 1958, la célèbre mezzo-soprano canadienne Eva Gauthier, native d`Ottawa, décéda à New York à l`âge de 73 ans.

Sites Internet présentant des chansons de Eva Gauthier http://www2.biblinat.gouv.qc.ca/musique_78trs/mi76.htm

http://www.nlc-bnc.ca/4/17/m17-118-f.php?uid=2689&uidc=ID

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(Article publié par le Père Alpnonse Gauthier dans « Les Mémoires de la Société généalogique canadienne-française » peu de temps après le décès de Eva.)

 

Lignée de Eva Gauthier

Cantatrice canadienne-française

 

Le Journal « Le Droit » d’Ottawa annonçait, le 27 décembre 1958, la nouvelle que la veille, le vendredi 26, Eva Gauthier, messo-soprano, originaire d’Ottawa, était décédée au University Hospital, à New York, où elle demeurait depuis plusieurs années. 

Le journal ajoutait : « Son père descendait en ligne directe de l`explorateur Pierre Gauthier de La Vérendrye ». 

Il serait sans doute utile d’apporter une rectification. 

Eva Gauthier, née en 1885, est fille de Louis Gauthier et de Parmélia Laporte. Son père, un ingénieur civil, était attaché pendant de nombreuses années à l`observatoire à Ottawa. 

Cette famille remonte à Charles Gauthier dit Jolicoeur, son ancêtre au Canada. 

I – Charles Gauthier dit Jolicoeur, fils de Jean et de Jeanne Bastard de Saint-Martial, d`Angoulème, épouse le 3 mai 1756, à Montréal, Marie-Joseph L`Hermite1.  

Il épouse en secondes noces, le 29 août 1768, à Québec, Marie-Angélique Normand. Son contrat de mariage (notaire Sanguinet, 28 août 1768) précise que Charles Gauthier est veuf de Marie-Joseph L`Hermite et qu`il épouse Marie-Angélique Normand. Celle-ci doit être la fille de François Normand, cultivateur, et de Thérèse Parent, née en 1741, à Québec2.  

II – Pierre Gauthier, fils de Charles Gauthier et de Angélique Normand de Québec, épouse, le 18 mai 1795, à l`église Notre-Dame, Montréal, Marie-Elisabeth Varin, fille de Jean-Baptiste Varin et de feu Marie-Elisabeth Desnoyers. Ils ont trois fils : 

  1. Séraphin, qui suit;
  2. Léon, cordonnier, qui a pour enfants : Séraphin, médecin, mort à Sorel; Emélie, marié à M. Jackson et demeurant à Sorel;
  3. Charles, qui épouse Louise Derome-Descarreaux. Ils ont sept enfants : Charles, Zéphir, Séraphin qui suit, Henriette, Philomène, Eléonore, Emélie.

III – Séraphin Gauthier, cordonnier, fils de Pierre Gauthier et de Marie-Elisabeth Varin, épouse, le 24 septembre 1821, à l`église Notre-Dame, Montréal, Marie-Josette Auclair, fille de André Auclair, maçon, et de Marie-Marguerite Robert. 

Séraphin devient plus tard marchand en gros en société avec Saint-Jean et Boyer, rue Saint-Paul, à Montréal. Il tenait aussi une épicerie sur la rue Dorchester. 

Séraphin meurt à Montréal. Il laisse sa veuve Josette Auclair et deux fils : Henri et Séraphin qui suit. 

Henri épouse Eléonore Villebon, fille de Jacques, laquelle décède bientôt sans enfant issu de leur mariage. 

Henri épouse en secondes noces, à Saint-Martin (Laval), le 19 mai 1856, Clorinde Bourassa, fille de Louis-Joseph Bourassa et de Elisa Cyr. Sept enfants sont nés de ce mariage : Clorinde (décédée en juillet 1822); Hortense (décédée le 11 juillet 1881); Henri (décédée en mer, le 26 février 1879)3; Emma; Corinne; Séraphin (décédé le 12 août 1880); Louis. 

IV-A – Séraphin Gauthier (1824-1849), fils de Séraphin Gauthier et de Marie-Josephte Auclair épouse le 6 février 1845, à l`église Notre-Dame, Montréal, Phoebé Lyons, fille de Lewis Lyons et de Fanny Levi. Israélite de religion, elle est baptisée catholique le jour même de son mariage à l`église Notre-Dame. Elle était originaire de Manchester, Angleterre. 

Séraphin fils était médecin. Il commença l`exercice de sa profession à Saint-Lin. Wilfrid Laurier était de santé débile et menacé de tuberculose. Le docteur le prit sous ses soins et lui permit de dominer cette funeste prédisposition4.  

Après peu d`années, le docteur Gauthier vient s`établir à Montréal, où il décède en 1849. Il laisse sa veuve Phoebé Lyons et deux filles : Emma et Anna. 

Anna (Hannah) épouse Joseph Daoust, à Montréal. 

Emma, née le 2 février 1847, à Montréal, épouse en secondes noces, le 12 septembre 1865, à Montréal, L.-Ernest Gauvreau, notaire, fils du docteur Honoré Gauvreau, député de Maskinongé (1858) sous l`Union, et de ……Dumoulin. De ce mariage est né, le 14 juillet 1866, à Montréal, un fils, Ernest. 

Le notaire Gauvreau meurt le 2 octobre 1866, à Montréal, après 13 mois de mariage et à l`âge de 24 ans. 

Emma épouse en secondes noces, le 13 mai 1868, à Montréal, François-Xavier-Aristide Coutu, associé de Lanctôt, marchand d`ornements d`église; il était fils de Pierre Coutu, cultivateur de Berthier, et de Geneviève Dostaler. Ils ont sept enfants : 

  1. Lia, née le 18 février 1869, épouse le 13 février 1887, à Louiseville, Joseph-Alfred Mineau, fils de Thomas Mineau, manufacturier de Louiseville. Ils sont le père et la mère de M. A.-E. Mineau, gérant de la Banque Canadienne Nationale à Rigaud.
  1. Yvonne, née le 3 décembre 1879, demeure célibataire. Elle prend ses diplômes d`études au Mont Sainte-Marie, C.N.D., à Montréal. Elle souffrait d`une infirmité à un pied; aussi s`occupa-t-elle plutôt à la maison à donner des leçons privées d`anglais.

En 1896, Sir Wilfrid Laurier devient premier Ministre du Canada. Il amène à son foyer Yvonne Coutu, comme fille de compagnie et secrétaire de Lady Laurier. Il la considère non à titre de salariées, mais comme un enfant de la famille. Les deux décédées, elle continue à demeurer à Ottawa, où elle mourut5. 

  1. Alice, née le 3 août 1872, épouse le lieutenant-colonel Edouard Tellier, père du juge Edouard Tellier.
  1. Annette, morte à 5 ans.
  1. Letitia, morte dès sa naissance.
  1. Ernestine, née le 28 décembre 1878, épouse le 11 octobre 1909, à Sainte-Anne-de-Bellevue, Joseph-Stanislas Gauthier. Il était le fils d`Antoine Gauthier et de Séraphine Grenier, marchand de Sainte-Anne. Il fut registrateur-adjoint de Montréal de 1910 à 1927, années où il meurt frappé par un camion.

Son père Antoine Gauthier est un des frères de mon grand-père paternel, Toussaint Gauthier. Il appartient à la lignée qui remonte à Pierre Gauthier et Charlotte Roussel, un des pionniers à la fondation de Lachine. 

  1. Gustave, né le 5 octobre 1880, célibataire, fut employé de bureau, au Canadien National à Winnipeg. Il est revenu vivre à Montréal les cinq dernières année de sa vie. 

Mme Emma Gauthier-Coutu répétait souvent à ses enfants que son père Séraphin, (fils de Séraphin), se disait un descendant de Gauthier de la Vérendrye. Sa fille Ernestine, épouse de Joseph-Stanislas Gauthier, ma parente, y croyait ferme. La conviction se perpétuait dans la famille. 

IV-B – Phoebé Lyons, veuve, convole en 1854, avec le cousin germain et homonyme de son premier mari, le docteur Séraphin Gauthier (1832-1912). 

Ce dernier, fils de Charles Gauthier et de Louise Derome-Descarreaux, est né le 5 octobre 1832, à Montréal. Il suit son cours classique au collège de Montréal. En 1864, dix ans après son mariage, il est reçu médecin; il exerce sa profession à Montréal, un an seul et cinq ans en société avec le docteur d`Orsonnens. En 1870, il visite Londres et Paris en vue de perfectionner ses connaissances médicales. Au retour, il pratique la médecine aux Etats-Unis, à Boston, à Worchester et à Springfield. En 1880 il revient au Canada et il pratique jusqu`en 1883 avec son fils, à Upton. De nouveau il s`établit à Montréal6

Il compte dix enfants dans sa famille : cinq fils et cinq filles. Deux de ses fils sont médecin, un est ingénieur civil, un autre est marchand. 

1 .– Adèle, épouse Joseph Lozeau; ils sont le père et la mère du poète Albert Lozeau. 

2. – Séraphin, marié à Emélie Saint-Germain, s`établit médecin à Upton (Bagot). Leur fils Henri, devenu Père Blanc d`Afrique, avait eu un honorable parrain, l`honorable Wilfrid Laurier. 

3.– Louis, marié à Parmelia Laporte (qui suit). 

4. – Dora, épouse Dosithée Séguin, père du notaire Henri Séguin, Montréal. 

5. – Gertrude, épouse Charles Gauvreau, député (1901 etc) de Témiscouata au parlement fédéral. 

6. – Létitia, devenue religieuse, Sœur Sainte-Gertrude, chez les Sœurs de la Présentation de Marie, Saint-Hyacinthe. 

7.– Arthur, marié en premières noces à Rose Rivest, en deuxième noces à Malvina Brien dit Desrochers, et en troisième noces à Yvonne Lafrenière. Il fut surtout voyageur de commerce. 

8. – Bella, demeurée célibataire. Elle décède le 9 août 1959, à Montréal.  

9. – Wilfrid-Lyons, marié à Alice Emond, fut médecin oculiste. Il est décédé au Minnesota en 1957. 

10. – Un fils dont le nom nous est inconnu est décédé en bas âge. 

Sir Wilfrid Laurier conserva toujours d`étroites relations amicales avec ces deux familles Gauthier. C`est dans l`une d`elles qu`il rencontra sa future épouse, Zoé Lafontaine. Etudiant à l`université, il logea un certain temps dans la famille de Emma Gauthier-Coutu. 

Phoebé Lyons, née en 1828, décède à Montréal en 1906. 

V – Louis Gauthier, ingénieur civil, fils de Séraphin (fils de Charles) et de Phoebé Lyons, épouse le six octobre 1884, à la basilique d`Ottawa, Parmélia-Agnès Laporte, fille de Joseph-Hercule Laporte et de feu Agnès Goulet. James Smith et Albert-Olivier Mousseau sont les témoins; l`abbé Georges Bouillon, vicaire de l`évêché, bénit le mariage. 

            La famille compte quatre filles et un fils.           

1.- Eva ou (Ida) la cantatrice. 

2.- Carmen, violoniste, mariée à M. Margueirat, Ottawa.  

3.-  Juliette; le gouvernement provincial, dans sa campagne pour promouvoir l`artisanat, l`employa pour mimer au cours de conférences des scènes de folklore, de fileuse de rouet, etc… 

4.- Lyons, employé civil, Ottawa. 

Sir Wilfrid Laurier s`intéressa à l`éducation musicale d`Eva, l`aînée. Il lui fournit les facilités de cultiver ses dispositions pour le chant. Elle a commencé à chanter à l`âge de dix ans, et elle a beaucoup voyagé. « Le Droit » ajoute que dans sa longue carrière elle a brisé de façon audacieuse des traditions de salles de concert. Ainsi fut-elle peut-être la première personne à chanter des airs de jazz dans un récital. 

Elle est décédée à l`âge de 73 ans, le 27 décembre 1958, à l`hôpital University, à New York. Son service a eu lieu, lundi, 29 décembre à 2:30 heures, à la chapelle du salon Frank Campbell, angle des rues Madison et 81ème à New York.

 

Conclusion

Une descendance de Pierre Gauthier de la Vérendrye ne se soutient pas. Aegidius Fauteux, archiviste et historien, a démontré par des articles qu`aucune descendance de Pierre Gauthier de la Vérendrye n`existe au Canada. Le P. Antonio Champagne, c.r.i.c., dans son étude sur les Gauthier de la Vérendrye et de Varennes, parue dans les Mémoires de la Société généalogique canadienne-française, volume IX, no 2, p. 86, affirme : « le découvreur La Vérendrye n`a pas laissé de descendants » et il en apporte la preuve. De même dans son étude plus développée, publiée dans la « Revue d`Histoire de l`Amérique française » du chanoine Lionel Groulx, Montréal. 

On trouve aussi une preuve positive et essentielle dans l’acte de notoriété de Jean LeBer de Senneville, époux de Catherine La Vérendrye, acte daté du 5 juillet 1764. On y dit que le chevalier Louis-Joseph La Vérendrye, sa sœur Catherine et Jean LeBer son époux, avec leurs deux enfants survivants, ont péri au naufrage de l`Auguste le 15 novembre 1761, qu`il ne reste comme héritier que la veuve du chevalier Pierre de la Vérendrye et François de la Vérendrye, frère de celui-ci. 

Le 18 février 1781, la veuve écrit au gouverneur Haldimand pour demander certaines faveurs. Elle y déclare que François (demeuré célibataire et frère de son époux) est un vieillard incapable de subvenir à ses besoins et qu`il dépend d`elle. 

 

NOTES:

1 - Tanguay, Dict. IV, p. 217, donne la note suivante: (Charles Gauthier dit Jolicoeur) « venu comme sergent dans la compagnie de M. Rémond. Il retourne à Rochefort en 1760. En 1763, il passe à la Martinique Martinique et il perd sa femme en 1766. Il revient de Saint-Domingue à Québec, par Boston, sur le bâtiment commandé par le capitaine Boucher. Il était coutelier sur la rue Couillard, à Québec, en 1769 ». 

2 - Note du P. Archange Godbout, o.f.m. 

3 - Henri était un habile flûtiste. Il donnait des leçons de musique. Il avait un emploi au palais de justice de Montréal. 

4 – Note de Jean-Jacques Lefebvre, archiviste: « Le docteur Séraphin Gauthier est celui qui assista, à son décès, la  mère de Sir Wilfrid Laurier, à Saint-Lin, en 1845 ».

5 – Wilson a publié à Londres un livre sur Wilfrid laurier. Au cours d`une session au parlement d`Ottawa, vers 1930, un député demanda des renseignements au sujet de ce volume. Mlle Coutu, à sa surprise désagréable, fut rattachée à l`incident. L`auteur avait commis l`indiscrétion de publier les détails d`une conversation, tenue sans défiance. 

6 -  Rev. Wm. Cochrane : Men of Canada (The Canadian album) ; volume IV, p. 284.

  

Père Alphonse Gauthier, C.S.V.

Publié dans « Les Mémoires de la Société généalogique canadienne-française ».

 

Dessein au fusain exécuté le 1er novembre 1923 durant une performance de Eva au Aeolian Hall par le critique J. Watts.

 

 

 

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